Jeux olympiques d’hiver 2026 : comment le Bénin s’est qualifié avec Nathan Tchibozo

Une qualification née d’un projet, puis d’un bras de fer
Selon le CNOS BEN, l’idée existe depuis 2021. Mais le chemin a d’abord buté sur le scepticisme : des acteurs nationaux n’adhéraient pas à la perspective de voir le Bénin dans une olympiade d’hiver. Cette période de flottement a eu un coût : Nathan Tchibozo, au cœur du projet, n’a pas pu prendre part aux Jeux d’hiver de 2022. La suite est documentée : Nathan a compétitif sous d’autres couleurs, participant notamment aux Championnats du monde de ski en 2023 et aux Championnats du monde juniors en 2024. Puis, en 2024, un changement de décor s’opère : création et reconnaissance d’une structure nationale, première pierre d’un dossier désormais formalisé.Les dates-clés qui ont fait basculer le dossier
Plusieurs jalons sont cités par les responsables olympiques béninois :- 2024 : naissance de l’Association Sportive de Ski d’Abomey-Calavi et obtention de l’attestation de conformité du Ministère des Sports.
- 21 mai 2025 : acte de reconnaissance délivré par le CNOS BEN, qui soutient officiellement le processus.
- 13 juin 2025 : affiliation du Bénin à la Fédération Internationale de Ski (FIS).
- 24 septembre 2025 : la FIS acte le changement de nationalité sportive de Nathan et active son code FIS.
- 9–10 décembre 2025 : décision de la Commission Exécutive du CIO confirmant le changement de nationalité sportive au profit du Bénin, avec exemption de la règle des trois ans d’inactivité.
La bataille sportive : points annulés, compétitions multipliées, pression maximale
L’aspect le plus lourd n’a pas été seulement administratif. Une exigence sportive s’est ajoutée : la nécessité de reconstituer des points et de sécuriser une qualification après contestations et blocages. D’après les explications fournies, l’entourage de l’athlète a dû multiplier stages, camps d’entraînement et compétitions qualificatives à travers le monde. La dimension financière est également évoquée : certaines séquences de compétitions et d’accompagnement ont été estimées à des montants élevés, illustrant le coût réel d’un projet olympique en ski, entre déplacements, encadrement, matériel et logistique.Un message politique : “Quelle place le sport a-t-il eu dans les campagnes ?”
La conférence de presse n’a pas été qu’une annonce. Le Président du CNOS BEN, Julien Minavoa, a élargi le propos à la gouvernance sportive. Il dit avoir suivi la campagne du double scrutin du dimanche 11 janvier 2026, tout en s’interrogeant publiquement sur la place réservée au sport dans les discours, surtout au niveau des collectivités. Le CNOS BEN renvoie à des chantiers structurants : relecture de la Charte Nationale des Sports, politique nationale du sport et de la jeunesse, loi sur le financement du sport, diplomatie sportive, centre médico-sportif, et relance d’un Fonds National pour le Développement du Sport.Une dynamique assumée, des attentes clairement formulées
Dans sa lecture des performances récentes, le CNOS BEN salue la dynamique enclenchée : infrastructures, subventions, compétitions, délégations importantes sur plusieurs rendez-vous africains, et amélioration des relations institutionnelles avec le Ministère des Sports. La ligne est claire : l’entrée du Bénin aux Jeux olympiques d’hiver 2026 ne doit pas rester un exploit isolé. Pour le mouvement sportif, c’est un signal et une opportunité : structurer, financer, protéger, planifier.📲 Recevez les prochaines infos sportives directement sur WhatsApp.
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