Roller sports : sept jeunes Béninois en France pour concilier études et haut niveau

Sept jeunes athlètes béninois ont été sélectionnés pour intégrer des établissements scolaires et des structures sportives en France. Une opportunité née du projet sport-études porté par la Confédération internationale des unions sportives francophones (CIUSF) et la Francophonie Skate, en partenariat avec la Fédération béninoise de roller sports.
7 athlètes de roller ont quitté le Bénin pour la France avec deux objectifs : poursuivre leurs études et franchir un nouveau cap dans leur carrière sportive. La délégation béninoise, conduite par Marius Tchibozo, président de la Fédération béninoise de roller sports, a pris le départ dimanche 13 septembre 2026 au soir depuis l’aéroport international Bernardin Gantin de Cadjehoun. Le projet, lancé en 2025, avait déjà permis à deux athlètes, Guegni Marie-Mikal Syntyche Ifè et Landanzoun Gnonnan Iniesta, d’intégrer l’Union sportive municipale de Villeparisis (USMV). Cette année, sept jeunes ont été retenus sur la base de leurs performances scolaires et sportives.
Trois pratiquants de l’inline freestyle (Sossa Brice-Horst Essozimnanen, Houalanou Octavia Fénou et Ahounou Florece Foumilayo) poursuivront leur scolarité en première au Lycée de l’Immaculée Conception d’Espalion. Quatre athlètes de roller de course, Tiamiyou Imdad, Akotenou Prince, Houngue Élie et Soulé Amine, rejoindront quant à eux le CREPS de Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon, pour une formation sportive de haut niveau et des études au Lycée Saint-Michel Les Arcades.
« Concilier les deux »
Pour Marius Tchibozo, cette mobilité doit surtout préparer l’avenir. « Au sein de la Fédération béninoise de roller sports, nous pensons vraiment à l’avenir de nos jeunes, de nos athlètes », a-t-il expliqué. Le président de la fédération dit avoir constaté, lors d’une visite au CREPS de Dijon en mai, des installations susceptibles de favoriser la progression des jeunes athlètes. « Nous avons remarqué des installations de haut niveau qui peuvent nous permettre d’avoir des athlètes de vitesse », a-t-il indiqué.
Le message adressé aux bénéficiaires est toutefois sans ambiguïté : la performance sportive ne doit pas se faire au détriment des études. « Ce n’est pas parce que vous êtes en train de faire du sport que vous allez négliger les études là-bas. Non. Ce n’est pas parce que vous êtes en train d’essayer en études que vous allez négliger le sport. Non. Vous devez concilier les deux », a insisté Marius Tchibozo.
Kemba Diallo, une des figure maternelle de la Fédération, a également rappelé aux jeunes que leur départ constitue une mission. « Vous devez réussir en tant qu’athlète et réussir en tant qu’élève », leur a-t-elle lancé, les invitant à respecter les règles des centres et à maintenir le contact avec leurs parents.
L’ambition dépasse les sept bénéficiaires. Selon la fédération, ces jeunes doivent devenir des références du roller béninois dans les compétitions internationales. Souley Amine, l’un des boursiers, en a pris l’engagement : « Une fois arrivé en France, on va bien travailler, que ce soit à l’école comme dans le sport », a-t-il promis.
Pour les parents et les responsables de clubs, cette expérience doit aussi ouvrir la voie à d’autres départs. Le défi est désormais de transformer cette première génération en une véritable relève du roller béninois.
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